

Une nouvelle manifestation de la Confédération Paysanne locale ?
Non non, juste un troupeau de vaches qui traverse la capitale…


Une nouvelle manifestation de la Confédération Paysanne locale ?
Non non, juste un troupeau de vaches qui traverse la capitale…
Ça y est, c’est bientôt la fin, je reprend l’avion demain matin.
Programme des deux semaines à venir : rendre visite aux grands-parents, chercher un appart à Lyon et être rentrée pour le concert de Céline à Dijon, déménager, relire un peu de chimie orga avant la rentrée, être à l’heure à l’ens le 1er septembre.
Sentiments un peu mitigés… Contente de rentrer, de retrouver tout le monde. Un peu frustrée de ne pas avoir fait tout ce que je voulais, de ne pas avoir plus été à la rencontre des gens et de ne pas avoir mieux appris à connaître le pays. Il faut apprendre à voyager.
On est un peu déçus de ne pas avoir pris le temps de bouger dans le pays, mais je me console en me disant qu’on a fait pendant deux mois et demi l’expérience de la vie quotidienne dans une capitale étrangère, et c’est bien aussi. On reviendra dans quelques années visiter le pays Dogon et Tombouctou !
Voilà, c’est mon dernier message sur ce blog. Le reste, je vous le raconterai de vive voix ! Peut-être Manu postera-t-il quelques messages pendant les deux semaines qu’il lui reste ?…
Bises à tous !
hélène

Les oiseaux se cachent pour mourrir

interdit aux charettes
Spéciale dédicace à nos Mamans


Ça mérite une petite explication : le Siméon de la pub numéro 3 était l’ancien gardien de BeKaSo. Maintenant, c’est Moise qui l’a remplacé, et qui continue de vendre des cartes oranges (et aussi des clopes, des bonbons, et des pendentifs en forme de coeur).
1 - On se retrouve plus tard ? = On s’attrape ? (« bon, je dois y aller là, on s’attrape ? »)
2 - Remplacer leur par les (« C’est nous qui les avons appris »)
3 - C’est moi qui l’ai = C’est avec moi (« - Quelqu’un a vu l’allume-gaz ? – Oui, c’est avec moi ») (A BeKaSo on cherche toujours l’allume-gaz)
4 - Quand on paye ou rend la monnaie : Il manque = Ça reste (« Tu m’as donné 100 francs, ça reste 50 francs)
Et en bonus : Les petites phrases des commerçants
1 - On est collants mais pas méchants
2 - On est fauchés mais pas fâchés
3 - On casse les prix mais pas les pieds
Bises à tous !
hélène
J’ai mis en ligne des photos de la cascade. Manu ayant pris l’appareil ce jour là, ce sont les photos d’Audrey, merci à elle !
Bises à tous !
hélène
Jeudi dernier, avec un petit groupe de BeKaSo et guidés par Fouss, on a passé la journée près d’une cascade à la périphérie de Bamako (arrgg son nom m’échappe). On est partis vers 10h de la maison. On a pris un soutrama jusqu’au centre-ville, puis un second qu’on a eu du mal à trouver mais qui nous a emmené jusqu’à l’extérieur de Bamako, là où les petits villages remplacent la ville, au pied des collines. La fin du trajet était assez rude, le chemin était très mauvais et ça penchait et secouait beaucoup !
Le soutrama nous a laissé dans un petit village.
On a alors marché assez longtemps pour rejoindre la cascade. La ballade était belle, on a traversé des villages, croisé plein d’enfants, traversé des cours d’eau.
La fin était beaucoup moins rigolote. Je crois que Fouss n’était plus très sûr du chemin à suivre et on s’est retrouvés en haut de la colline, avec vue sur la cascade, plusieurs mètres plus bas… Il a alors fallu descendre par un chemin qui n’en était pas un, sauter des rochers, traverser des cours d’eau sur des pierres hyper glissantes, se frayer un chemin dans les herbes hautes. Bon, d’accord, je ne suis pas très dégourdie mais je maintiens quand même que c’était pas une ballade facile. Je suis d’ailleurs tombée deux fois et me suis écorché le pied droit et les deux genoux, et j’ai déchiré mon pantalon. Des jolis bobos comme quand j’étais petite.
La cascade était très belle, entourée de petites falaises, reculée de tout. Les autres se sont baignés, moi ça ne me disait vraiment rien, je me suis posée au bord de l’eau pour lire, c’était chouette.
On est rentrés par le vrai chemin, beaucoup plus facile ! C’est un chemin qui relie deux villages et on a croisé des femmes qui rentraient des champs herbes sur la tête et bébés dans le dos, des hommes qui rentraient du travail.
Le soutrama du retour était bondé ! Il y avait même des gens debout, jamais vu ça.
Bises à tous !
hélène
Boire le thé est une véritable cérémonie ici. On s’assied entre amis, on commence le thé, et on sait qu’on est là pour deux-trois heures à boire et discuter.
Le matériel : du charbon, un panier pour mettre le charbon, du feu, deux petites théières, deux petits verres.
Les ingrédients : du thé de Chine (une boite), de l’eau, du sucre (beaucoup).
Bon, je vais sûrement dire quelques bêtises mais je vais quand même essayer de vous raconter comment ça se passe.
Le thé doit cuire très longtemps (et pas seulement infuser). Après on le xtransvase dans un verre, et d’un verre dans l’autre, et de ce verre à la théière pour le refroidir. On le fait cuire comme ça trois fois de suite. Après on rajoute le sucre, et on transvase d’un verre à l’autre pour faire de la mousse. Il faut avoir le coup de main, verser de haut et couper sec à la fin.
Et on répète tout ce protocole trois fois parce qu’il y a trois thés successifs : le premier amère comme la mort, le deuxième doux comme la vie, le troisième sucré comme l’amour. Le premier est vraiment très amère. Le deuxième est déjà plus sucré, le troisième est le meilleur.
Toutes les personnes présentes boivent successivement chacun des thés, dans le même verre.
On boit du thé partout et à longueur de journée.
Presque tous les matins à l’école j’avais le droit au premier thé, parfois au deuxième, jamais au troisième (je n’étais pas là assez longtemps…). Le gardien venait me l’apporter dans ma classe.
Parfois dans une boutique, on est en train de négocier et quelqu’un nous apporte le thé.
Samedi au musée un gardien a apporté le thé à notre guide qui s’est alors interrompu dans son explication pour avaler son verre de thé.
Attention ce thé n’a rien à voir avec le thé en sachet que l’on boit majoritairement chez nous. Ici le thé en sachet est assez rare. Et on n’appelle pas ça du thé (appellation réservée au thé malien) mais du « lipton » (bien prononcer « lipton » à la française, et pas « liptone »).
Manu a promis d’apprendre à faire le thé avant de partir. A son retour il faudra lui réclamer une séance de palabre autour d’un thé !
Bises à tous !
hélène